Venez participer à la mini-intrigue dans le manoir du Seigneur des Balverines. Moins de 150 mots par post pour des rps ultra-rapides !
 

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 

 Trempette dans le port [Alice]

Féminin Race : Sirène
Pouvoir : Manipulation de matière
Métier/Activité : Couturière
Date de naissance : 12/03/1990
Age : 27
Pays d'origine : Zalefan
Ville actuelle : Nava
Arme(s) : Une épée

MessageSujet: Trempette dans le port [Alice]   05.05.16 15:53


Trempette dans le port



April / Alice

April avait besoin de se dégourdir les jambes - enfin, façon de parler. De se débarrasser de ses jambes, plutôt. Elle voyait bien que Kiula en avait assez de tourner en rond dans un bocal ou dans l'oasis derrière chez elle, alors elle avait décidé de ne pas ouvrir sa boutique aujourd'hui. Pour "raisons de santé". Ce n'était pas tout à fait faux : elle avait besoin d'eau de mer régulièrement pour rester en forme, et elle commençait sérieusement à ressentir le manque.
C'est donc en traînant derrière elle son bocal à roulette et son Kraken miniaturisé qu'April rejoignit le port.

Il y avait toujours beaucoup d'activité, vu qu'il s'agissait du lieu d'échange principal avec Zalefan. Ca lui faisait toujours un petit pincement au coeur de venir ici, de voir ses anciens compatriotes commercer avec les nouveaux. Mais moins qu'avant. Son pays ne lui manquait plus tant que ça. Elle avait fait sa vie dans ce pays où l'esclavage était le pire des crimes, où on ne l'aurait pas bannie pour s'être fait agresser par un homme un peu fou... Elle secoua la tête pour en sortir ces pensées.
April libéra Kiula dans l'eau avant d'utiliser son pouvoir pour le faire grandir, mais pas trop, histoire de ne pas effrayer tout les marins. Les eaux ici n'étaient de toute manière pas assez profondes pour qu'il reprenne sa taille normale. Puis elle s'assit sur un ponton et trempa le bout de ses pieds dans l'eau, les regardant perdre peu à peu leur forme de pieds.
Elle ne plongea que lorsqu'ils ressemblèrent plus à une queue qu'à des orteils.

Sa queue se reforma naturellement, légèrement trop serrée dans sa petite jupe bouffante. Elle respira l'eau salée avec un soupir satisfait, laissant ses cheveux se détacher et se laisser aller en désordre. L'eau de mer lui picotait légèrement la peau et les écailles, signe qu'elle avait vraiment passé trop de temps hors de l'eau ou dans l'eau douce. Elle tourbillonna dans l'eau, plongeant en profondeur pour éviter de percuter la coque des bateaux amarrés. Elle croisa - et évita - quelques sirènes et tritons qui remontaient des profondeurs avec leurs marchandises. Elle n'avait théoriquement pas le droit d'être là, c'étaient les mers de Zalefan, mais personne ne semblait se soucier d'elle.
Tant qu'elle n'allait pas trop profondément, on ne viendrait pas l'inquiéter. Même si l'eau qui s'étendait sous elle l'attirerait énormément, elle remonta à la surface, croisant les bras sur les barreaux d'un ponton pour se maintenir à la surface et laissant sa queue s'agiter dans l'eau.


Kiula affleurait à la surface de temps en temps, mais elle s'était déjà éloignée du port et ses dirigeait vers les profondeurs. April ferma doucement les yeux et se concentra pour voir le monde à travers ceux de son familier, sentir l'eau glisser sur sa peau et la vitesse vertigineuse de ses déplacement, voir les eaux profondes qu'elle ne pourrait pas parcourir avant 5 ans. La surface avait presque totalement disparu de sa conscience, emportée par les vagues.
C'était son monde.


 
Voir le profil de l'utilisateur http://academie-opleid.forumactif.org/
Alice Oniri
Mercenaire

avatar
Féminin Race : Demi (banshee/sylphe)
Pouvoir : Illusion onirique
Métier/Activité : Mercenaire
Date de naissance : 06/06/1986
Age : 31
Pays d'origine : Siraën
Arme(s) : Couteau / Rapière

MessageSujet: Re: Trempette dans le port [Alice]   10.05.16 0:44


 

 
Trempette dans le port
Avec April JA. Valentine

 


J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici, pensait Alice, bien songeuse.

Le sentiment était confus, mais il s'agissait probablement d'une forme de mélancolie. Ce port était magnifique, jamais elle n'avait vu plus beau paysage. Assise au bord de l'eau, légèrement à l’écart de l'agitation, les jambes au-dessus de la mer, elle admirait l'arc-en-ciel qui se reflétait dans l'eau, lumière diffuse et floutée. Une légère brise à l'odeur salée faisait voleter les cheveux de la demi sylphe, qui semblait plus légère que jamais. Elle regrettait que sa mère ne fut pas ici. Enfin, elle ne savait pas vraiment à quelle mère elle pensait exactement, si c'était la joyeuse catin ou cette banshee au cœur noble et à la mort dans l'âme.

Elles auraient été assisses ensembles et se seraient enlacées, avant qu'elle ne lui dise "On rentre à la maison ?". Timrao et son atmosphère pesante lui manquait. Comme si elle quittait sa vieille femme pour la plus jolie des maitresses, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir une pensée pour celle qu'elle avait aimée, qu'elle connaissait par coeur. Ses petites malformations comme ses recoins les plus intimes n'avaient aucun secret pour elle et elle se sentait partout chez elle. Elles avaient traversé ensemble le pire comme le meilleure. Alice s'était roulées dans sa fange et avaient connu ses plus beaux jours, elle avait répondu à ses pics meurtrières et découvert ses merveilles insoupçonnées par le reste du monde. Timrao, c'était sa ville à elle, sa vieille femme qui attendait son retour pendant qu'elle fricotait avec cette superbe maîtresse dont elle ne savait rien, beauté incapable de la rassurer.

En quittant son ancienne vie quelques années plus tôt, elle avait dit adieu à tout un monde. Mais elle ne pouvait résister aux charmes de ce port si lumineux, d'une fraicheur rajeunissante, couvert de coquillages aux milles couleurs. La pâleur d'Alice jurait avec le paysage, mais lui conférait quelques airs angéliques et sacrés. Aujourd'hui, elle avait choisit son lapin blanc, conservant le noir et sa belle robe dans un sac en bandoulière. Elle avait opté pour quelque chose de plus approprié, une jupe courte et un T-shirt sous lesquels elle cachait un maillot de bain.

Elle se mit à pleurer, déformant ses jolis traits, en reniflant bruyamment. Elle n'était pas vraiment triste, c'était plus complexe que cela. La demi ne savait mettre de mot sur son sentiment. Si Alice était originaire de la Terre, peut-être que ces quelques vers aurait égayé son faible cœur.
"Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure
Quoi ! nulle trahison ? ...
Ce deuil est sans raison."
Mais la planète était encore jeune, et la culture d'Alice se limitait à ce que sa belle-mère avait réussi à lui inculquer, et la poésie n'avait jamais tenu une grande place dans sa vie.

Personne ne vint consoler cette enfant. Il faut dire que sur le port, l'activité battait son plein. Dans cet unique lieu d'échange entre les Zalefans et les Siraniens, Alice aurait pu se sentir plus seule que jamais si elle n'avait pas ses propres amis, ceux qui l'accompagneraient pour toujours et ne la trahiraient jamais. Son lapin blanc lui adressa un sourire, le sourire chaleureux d'un vrai ami qui souhaite vous transmettre son expression faciale, et elle se sentit déjà mieux. Des mots sortirent de la bouche d'Alice, mais prirent la voix habituelle de son lapin blanc, voix enfantine, androgyne et fluette :


"Alors, tu vas à l'eau ou pas ? C'est que j'ai envie de me baigner moi !" s'exclama-t-il sur un ton enjoué.

La sylphe courut alors sur le bord, totalement surexcitée. Ses cheveux lui fouettaient le visage et venaient entraver sa vue, mais cela semblait nullement gêner cette jeune fille qui avait toujours possédé des cheveux longs. Les passants sentaient une petite brise derrière elle, due à ses origines sylphes. Elle emprunta un virage serré vers la gauche pour foncer sur un ponton déserté par les marins et se paya même le luxe de fermer les yeux, passant sa langue sur ses lèvres salées, se sentant plus libre que jamais.

Si elle avait ouvert les yeux, elle aurait vu une demoiselle à queue de poisson sur le bord et se serait probablement extasié devant ses écailles. Elle aurait même vu ses pieds courir dans le vide pendant une seconde, au bout du ponton, lévitant sans avoir vraiment fait attention, avant un bruyant "plouf" et qu'elle ne boive la tasse.

Ses capacités de nageuses n'étaient pas des meilleures, Val'hulm avait beau être une île, elle avait habité au cœur de la jungle, pas dans une ville portuaire. Elle se mit à faire d'amples mouvements de bras maladroits et à battre des jambes, sans arriver à vraiment trouver son équilibre. Mais dans sa panique, elle fit tomber son lapin et eu un cri suraigu en le voyant couler. Ce n'était pas son cri strident de banshee, mais on pouvait y voir quelques similarités. La belle prit une grande inspiration et tenta maladroitement de plonger pour secourir son ami, mais l'air dans ses poumons l'empêchait de s'enfoncer dans l'eau, ce qu'elle ne comprenait visiblement pas. Alors elle fit ce qu'elle faisait de mieux : éclater en sanglot en continuant de hurler de manière inintelligible, jusqu'à prononcer distinctement : "Mon doudou !" en s'étranglant à la dernière syllabe.

Le monde commença à se transformer autour d'elle. Le bout du ponton devint la gueule d'un requin, l'eau prenait une teinte rougeâtre inquiétante et sa peluche acquis des yeux noirs tourbillonnants, particulièrement effrayants, qui prenaient la moitié de son visage. Pendant ce temps, elle continuait de patauger de manière désordonnée et affolée. Maintenant, sa nage ressemblait plus à celle d'un petit chien qui se maintenait tout juste à l'eau en remuant ses pattes dans tous les sens. Pathétique. Si seulement ce genre d'évènement n'était qu'un cas isolé... Mais non, c'était digne du nouveau quotidien d'Alice Oniri.
 

 
Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA


Spoiler:
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 
Voir le profil de l'utilisateur http://cigalechantelivre.over-blog.com/
Féminin Race : Sirène
Pouvoir : Manipulation de matière
Métier/Activité : Couturière
Date de naissance : 12/03/1990
Age : 27
Pays d'origine : Zalefan
Ville actuelle : Nava
Arme(s) : Une épée

MessageSujet: Re: Trempette dans le port [Alice]   26.05.16 20:41


Trempette dans le port



April / Alice


Une petite vague vint troubler le calme de sa vision partagée, une vague à la surface de son esprit, loin des profondeurs de l'océan. Une vague à la surface de l'eau, aussi. Un cri. Une petite vague, minuscule même, suffisante pour perturber sa... méditation. April rouvrit ses propres yeux en se détachant à regrets des eaux obscures qui s'étendaient sous sa nageoire. Une fille était en train de se débattre dans l'eau. Plus jeune qu'elle, plus vieille ? Dans ce monde, elle n'en savait trop rien et le nombre d'années ne voulait pas dire grand chose.
Mais bon, vu qu'elle venait de hurler quelque chose à propos d'un doudou, elle était tentée de dire plus jeune.

Ca ne l'aurait sûrement pas intéressée plus que ça - elle n'était pas du genre à braver une interdiction gouvernementale juste pour aider une gamine à retrouver son doudou - s'il n'y avait eu deux éléments pour la faire changer d'avis. Le premier était que, doudou ou pas, la fille à côté d'elle risquait de se noyer à plus ou moins long terme et qu'elle ne pouvait pas décemment regarder quelqu'un mourir. Le deuxième, c'était qu'elle pouvait visiblement influencer le monde autour d'elle.
Et avoir des dents très pointues ne l'empêchait pas d'avoir peur des requins.

La peur de Kiula face à l'eau qui changeait de couleur convainquit April de faire quelque chose, n'importe quoi. Elle commença par attraper la fille qui s'agitait dans l'eau pour la traîner, plus ou moins de force, sur le ponton. Malgré tout, assez loin de la gueule de requin qui ne lui disait rien qui vaille.

— Tu restes là. Ce n'est pas une demande, c'est un ordre. Tu ne bouges pas.

Elle accompagna ses mots d'un regard sévère qu'elle espérait assez clair. Elle ignorait quel âge elle pouvait bien avoir, mais tant pis : elle s'offusquerait plus tard de son impolitesse. Pour l'instant, April voulait surtout éviter qu'elle ne transforme le monde entier sous l'emprise de sa peur. Alors elle plongea en informant mentalement Kiula de ce qui se passait et en lui demandant de garder ses tentacules prêts au cas où elle n'arriverait pas à rattraper le doudou.
Ou au cas où on l'arrêterait.

Elle savait que ce qu'elle faisait était illégal, interdit, dangereux même si elle se faisait prendre. C'était les eaux de Zalefan qu'elle était en train de traverser, et il lui fallait encore cinq ans avant de pouvoir le faire sans risquer d'avoir une lame sous la gorge. Tant pis. Elle accéléra en tendant la main devant elle pour se saisir de la peluche malgré l'aspect effrayant qu'elle avait pris. Elle réussit finalement à refermer ses doigts dessus et remonta avant qu'on lui fasse regretter d'avoir rompu son exil.

April ressortit de l'eau juste à côté de l'endroit où elle avait laissé la fille, son doudou trempé dans la main, à bout de souffle d'avoir nagé si vite.

 
Voir le profil de l'utilisateur http://academie-opleid.forumactif.org/
Alice Oniri
Mercenaire

avatar
Féminin Race : Demi (banshee/sylphe)
Pouvoir : Illusion onirique
Métier/Activité : Mercenaire
Date de naissance : 06/06/1986
Age : 31
Pays d'origine : Siraën
Arme(s) : Couteau / Rapière

MessageSujet: Re: Trempette dans le port [Alice]   03.06.16 0:47



Trempette dans le port
Avec April JA. Valentine


Au milieu de l'eau rouge, dont le sel agressait les sens de la demie, une tête rousse se déplaçait avec aisance. L'affolement d'Alice ne lui permit pas de distinguer quoi que ce soit. Le rêve d'une baignade sous le soleil tournait au cauchemar. Une marre de sang l'entourait, du sang salé, qui l'asphyxiait, l'entraînait vers ses fonds à chaque fois qu'elle avait le malheur d'expirer. Le requin allait la croquer, elle et son lapin noir, ou le sang mouvant va l'aspirer, la dévorer, il phagocyte déjà son ami de toujours, elle doit aller le chercher, mais elle n'en est pas capable.

Comment pouvait elle ne pas en être capable ? Le rouge lui montait aux joues, fatigue, panique, frustration. Cet être de cher de tissu, qu'elle voyait partir, sans rien pouvoir faire, ça la rendait dingue. Quand elle sera déesse, elle pourra tout faire. Le contact d'une main chaude, nitzihilienne, la surprit. Elle mit une fraction de seconde à comprendre ce qu'il se passait, on la sortait de là. Les écailles de la rousse la frôlèrent. Elle se laissa faire.

La belle aurait bien hurlé une fois encore "mon doudou !", mais elle était essoufflée à force de se débattre de l'eau. Et surtout soulagée que quelqu'un vienne la sauver du sang mouvant et de la tête à dent. Mais cet étrangement apaisement ne dura pas. Son ami coulait et elle l'abandonnait ! On n'abandonne pas un ami. Mais du haut de ses 40 kg tout mouillés, dans un élément qu'elle ne maîtrise pas, la sirène n'eut guère de difficulté à l'empoigner. Elles firent quelques mètres, avant d'atteindre le ponton, contournant le requin. La blanche fut tirée sur le pont par la bonne samaritaine, elle aperçut alors ses yeux bleus, qui la troublèrent l'espace d'un instant. On eût dit la couleur d'un océan paradisiaque, exactement la même que cette étendue d'eau ensoleillée qu'elle avait pris le temps de contempler quelques instants plus tôt. Lorsqu'elle prit un ton ferme, autoritaire, ordonnant à Alice de ne point bouger, le regard que la jeune hybride cru courroucé, restait incroyablement lumineux.

Comme une enfant prise en faute, celle qui appartenait à ce qu'on appelle "les sans-bannière" baissa les yeux. Le temps qu'elle les relève, on lui tournait déjà le dos. Son lapin, son lapin allait mourir, elle devait le secourir ! Non, la belle sirène y allait ! Ce n'était pas tellement son genre d'obéir aussi sagement, mais elle trouva vite un moyen de patienter et elle s'était résolue à l'évidence : Elle n'arriverait jamais à ramener seule son doudou.

Elle allait vaincre tous les dangers pour sauver le lapin, aventurier courageux tombé par mégarde dans les sables mouvants rouges, devant le regard désespéré de sa meilleure amie. Elle n'avait que faire des requins, même pas peur, elle était plus belle que ces monstres après tout et maîtrisait l'élément de l'eau. Ca se voit rien qu'en la regardant dans les yeux, elle est la fille de l'océan et du soleil, son père lui a donné une chevelure flamboyante, sa mère la plus belle queue de poisson. Les arcs-en-ciel se dessinaient sur son passage, les requins mangeaient dans sa main.

Mais peut-être pour autant vaincre les sables mouvants rouges ? Alice croyait en sa championne, de tout son coeur, de toute son âme. La fille de l'eau et la lumière plongea dans le maelström pour sauver le lapin blanc, tandis qu'Alice guettait, le coeur lourd, un peu tremblante, le retour de l'héroïne. On n'entendait que le bruit des vagues à l'horizon et les cris des hommes qui s'affairaient. Elle se sentait comme la lectrice impatience d'un roman, ou mieux, spectatrice de théâtre – Alice aime bien le théâtre, surtout quand il y a de marionnettes – à attendre de savoir si le personnage principal s'en était sorti. Étrangement, il s'en sort toujours.

Lorsqu'elle vit ressurgir l'inconnue, sa peluche à la main, Alice poussa un petit cri de joie. L'eau reprit sa couleur normale, devenant même particulièrement étincelante tout autour de la sirène, signe que son père le soleil la suivait des yeux. Le requin disparut et le lapin blanc redevint un simple doudou comme tous les autres.

Alice aida maladroitement la rousse à remonter, prit sa peluche des mains de la sirène essoufflée, probablement plus brusquement qu'elle ne l'aurait voulu. La queue de celle-ci avait pris une couleur dorée, tout comme sa peau, plus lumineuse que jamais. Ses cheveux semblaient également plus flamboyants. Ses mains étaient garnies d'un vernis à ongle qui alternait entre le bleu et le doré. Merci Alice pour ce maquillage temporaire, impromptu et non désiré.

Utilisant sa nature sylphe sans même y réfléchir, elle utilisa quelques courants d'air pour obliger son lapin à lever la tête temporairement vers son héroïne, avant de dire elle-même, avec une voix modifiée par sa magie en quelque chose de plus grave "Vous m'avez sauvé, je vous serais éternellement redevable !". La bouche de la peluche semblait même articuler. Alice acquiesça de la tête, en rajoutant d'un air enjoué : "Désolée de t'avoir embêtée, elle repensait au regard qu'avait eu la demoiselle sur le ponton tout à l'heure, mais on s'est fait aspirer et j'avais peur! Et puis j'ai jamais appris pour de vrai à nager. Merci beaucoup madame !".

La rescapée d'une noyade impromptue prit soudainement dans ses bras sa sauveuse. Habituée au contact physique, c'était un geste naturel et spontanée pour elle. Leurs deux corps étaient encore mouillés et c'était franchement pas l'idéal, c'est pourquoi elle la libéra assez vite malgré tout. Elle déclara en même temps sur un ton admiratif "Qu'est-ce que vous êtes jolie et agile !".

Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA


Spoiler:
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 
Voir le profil de l'utilisateur http://cigalechantelivre.over-blog.com/
Féminin Race : Sirène
Pouvoir : Manipulation de matière
Métier/Activité : Couturière
Date de naissance : 12/03/1990
Age : 27
Pays d'origine : Zalefan
Ville actuelle : Nava
Arme(s) : Une épée

MessageSujet: Re: Trempette dans le port [Alice]   28.06.16 20:56


Trempette dans le port



April / Alice


La peluche était sauvée. Voilà, elle venait de risquer sa vie pour un bout de tissu rembourré. Bon, certes, la propriétaire du bout de tissu en question semblait capable de transformer le monde à sa guise - ou peut-être qu'elle ne le faisait pas exprès - mais les risques semblaient démesurés pour "sauver" quelque chose d'aussi insignifiant. Une peluche. Elle avait violé les règles de son exil et risqué la peine de mort pure et simple pour une peluche.
Le sourire lumineux de la (petite ?) fille propriétaire du doudou calma un peu ses reproches intérieurs, suffisamment pour qu'elle s'aperçoive qu'une partie venait de Kiula. Visiblement, le kraken n'avait pas apprécié son idée.

C'est en scrutant l'eau pour envoyer un regard noir télépathique à son familier qu'April remarqua que sa queue avait changé de couleur. Ca la troubla tellement qu'elle ne vit pas que c'était aussi le cas de ses ongles et, dans une moindre mesure, de ses cheveux. Quel était le pouvoir de cette fille, au juste ?
Et, plus important : est-ce que sa queue allait rester dorée pour toujours ?

Le. Lapin. Parle. Tout ce qui avait pu lui passer par la tête disparu à cette unique constatation. Elle venait très clairement d'entendre ce doudou parler. Est-ce que c'était aussi une partie du pouvoir de cette fille de donner vie à un assemblage de tissu et de couture, ou bien venait-elle de rencontrer la première peluche vivante de l'histoire ?
Ou alors elle devenait folle, c'était possible aussi. Elle secoua la tête avant de répondre aux remerciements de la jeune fille.

— Ce n'était rien, vraiment, tu ne m'as pas embêtée.

Tu parles que c'était rien, elle avait risqué gros sur ce coup-là ! April se mordit la lèvre pour chasser les pensées parasites du kraken dans son esprit, mais le câlin de la jeune rescapée eut un effet beaucoup plus radical. Elle ne s'y attendait pas, et la surprise mit fin à la connexion mentale pendant quelques secondes.
Elle balbutia quelques mots inintelligibles avant de reprendre une contenance.


— Tu as dit que tu ne savais pas nager ?

C'était dangereux, surtout si elle habitait près du port. En plus, sa panique ne semblait pas tout à fait innofensive.


— Tu veux que je t'apprenne ?

Si ça pouvait empêcher le port de se retrouver à nouveau transformé en mangeoire à requins, c'était toujours ça de pris, même si elle risquait d'avoir du mal à lui apprendre comment bouger ses jambes.

 
Voir le profil de l'utilisateur http://academie-opleid.forumactif.org/
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Trempette dans le port [Alice]   

 
;
Trempette dans le port [Alice]
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dans le Port de Bristol... [Pv Matthew]
» Demande d'un bateau, où dois-je aller ? [ok]
» Dans le port d'Amstramgram
» 03.06/01.C.[Canada - Sydney] - Dans le port de Sydney
» Le Palais National un symbole puissant dans la mémoire collective

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nitzihell :: Siraën { Chaleur, déserts et îles tropicales :: Péninsule du Renard :: Nava :: Port des Tellines-