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 Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]

Faolan IS. Hawthorn
Esclave en fuite

avatar
Féminin Race : Demi hahl/céleste
Pouvoir : Larmes de diamants
Métier/Activité : Esclave en fuite
Date de naissance : 13/02/1993
Age : 24
Arme(s) : Flying body attack

MessageSujet: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   25.05.16 18:43

Faolan IS. Hawthorn
This isn't flying ; this is falling with style !
~Derrière l'écran ~
PSEUDO : Gaga.
AGE : 20 patates.
COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM : Accusez Kieran, c'est de sa fôôôte !
DOUBLE-COMPTE : Not yet.
UN COMMENTAIRE ? : Zouli forum est zouli.
NOM : Hawthorn
PRÉNOM(S) : Faolan Ib Salathiel  
SURNOM OU NOM D'USAGE : Fao'
SEXE : Masculin
AGE : 23 ans
RACE : Demi hyna-hahl et céleste. (abattez-le.)
POUVOIR : Larmes de diamants.
PAYS D'ORIGINE - VILLE : Zalefan
MÉTIER/ACTIVITÉ : Esclave en fuite.
ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel
ARME(S) : Ses cornes, quoiqu'il aurait trop peur de les abîmer.
GROUPE : Zalefan
Avatar :
Winter deer prince de Sakimichan
Cheveux :
Faolan arbore une longue chevelure argentée qui fait sa fierté, et dans laquelle aucune main n'est permise. Lisses et fins, ses cheveux s'emmêlent ici et là autour de ses bois mais s'arrêtent au bas de son dos.  
Yeux :
Vairons : Son œil droit est bleu céruléen et le gauche rose spinelle.
Taille :
1m76
Poids :
64 kilos
Signe distinctif :
Rien en particulier, si ce n'est la fourrure animale sur son torse (que je viens de remarquer, en fait). A part cela, le bout de ses ailes a été coupé, d'où son vol disgracieux.
Style vestimentaire :
Préférant encore se rouler dans les ronces plutôt que de glisser ses délicates jambes dans d'affreux pantalons serrés, le plumé (ce sera son nom désormais) ne porte que des jupes tout ce qu'il y a de plus viril, tout en évitant au maximum de s'embarrasser d'un t-shirt qu'il juge inutile et gênant pour ses déplacements. En dehors de cela, le maquillage (léger sans être vulgaire) ne le répugne guère et ses boucles d'oreilles ne le quittent jamais.
Autre chose ? :
Autant prévenir de suite : sans foncièrement être gros, Faolan prend beaucoup, beaucoup de place, et il n'est pas rare de se prendre ses plumes dans le groin ou ses cornes dans l’œil à chaque fois qu'il pivote. Rarement repliées, les ailes du zalefan jurent d'un rouge vif, signe de sa déchéance et de son sombre passé. De l'autre côté et, tout comme les hahls, ses bois tombent à une certaine période de l'année – mais étant actuellement présents sur son crâne, difficile de ne pas remarquer le petit bout cassé de sa corne gauche. Personne ne lui a tapé dessus, que nenni – il est juste pas très doué.  
pouvoir
Larmes de diamants : Douces ou amères, les larmes soulagent toujours, dirait Musset. Et, dans le cas de Faolan, jamais une larme n'aura eu autant de valeur qu'une fois versée par ses grands yeux enfoncés par des cernes violacés. En dépit de sa sécheresse apathique, les rares fois où le jeune homme cède à ses émotions pour ensuite se confondre en un jet de larmes font aussi sa richesse, tout en justifiant son inactivité professionnelle. Les pleurs du demi s'écoulent naturellement, dans leur substance aqueuse habituelle mais se cristallisent dès lors qu'elles se séparent de ses longs cils. Purs, mais de petites tailles, les diamants crées peuvent se vendre à bon prix – mais, à nouveau, leur propriétaire préfère passer son temps autrement qu'en pleurant comme un veau h24.

(Cassez-lui un de ses longs ongles manucurés si vous voulez le changer en fontaine à diamants, au pire.)
Race
Tout le monde (ou presque) connaît le poème de Baudelaire, à propos de la démarche ridicule de l'albatros au sol. Né de l'union  d'une hyna-hahl et d'un céleste, Faolan comprend certaines caractéristiques de ces deux espèces et est, de ce fait, une petite abomination de la nature aux yeux de pas mal de gens. Et à juste titre : ce mélange contre-nature fait sa faiblesse tout en l'empêchant de se mouvoir aussi aisément que ses congénères aux gênes un peu moins foireux.

Pareil aux célestes, Faolan peut disparaître pendant plusieurs heures et possède une paire d'ailes rouges qui lui permet de "voler" - ou comme qui dirait... planer avant de misérablement s'enfoncer en piquet dans la mer. Maladroit dans les airs comme à terre, la largeur de ses ailes qu'il peine à replier l'empêche de courir correctement et donc, de bénéficier de la vitesse des hyna-hahls. En contrepartie, Fao' a écopé de jolis bois et d'une meilleure tolérance à la nuit et au jour rouge, sans forcément vouloir sortir durant ces périodes considérées comme désagréables au goût princier du bonhomme.


Caractère

Du mouvement dans les airs.

Serait-ce un oiseau, un avion ? Négatif ; le gros pigeon vous faisant de l'ombre depuis la voûte céleste n'est nul autre que Faolan, jeune esclave à plein temps mais qui, telle une princesse Disney (avec les chansons en moins pour le bien-être de vos oreilles), rêve d'une autre vie un chouïa plus agréable. Mais qui est-il ?... « Qui est-il » ?! Il est le gardien des âmes perdues ; il est le très (im)puissant, le très (dés)agréable, le très (in)destructible Fao !  Après quelques battements et plumes perdues dans son vol, l'argenté se pose enfin, titube quelque peu ; un balancement vers la gauche, puis un vers la droite, et le voilà droit comme un piquet, jetant des regards hasardeux de tout côté. Bizarre. Quelque chose ne va pas, vraiment pas. Son regard hétérochrome trahit son égarement quant aux environs : rien de ce qui l'entoure ne lui inspire confiance, pourtant, n'est-il pas déjà passé par là ? Ou découvre-t-il ce lieu ? La tête dans les mains, il tourne sur lui même avant de s'arrêter brusquement, s'asseyant. Tout se ressemble, se mélange, les souvenirs s'entrechoquent, se chevauchent et s'évanouissent. Rien, rien, et re-rien : pas moyen de mettre le doigt dessus, c'est comme s'il s'esquivait à chaque fois qu'il s'en approchait... rah, s'il avait un peu moins d'instinct de survie, il jurerait sur ce qu'il ne devrait pas ! Il n'est pas fou – que non. Sa mémoire lui fait juste défaut - cela est indéniable. Aucun diagnostic lui a été apposé, mais quiconque croise son chemin remarque inexorablement que tout n'est pas tout à fait dans l'ordre, sous ce crâne cornu. La mémoire courte. C'est du moins ainsi qu'il la définit, lorsque, parfois, il lui arrive d'oublier son but, son chemin, son "métier" et même - bien que cela soit plus rare - son nom. Mais, puisque ces informations lui reviennent toujours, il ne s'en inquiète pas.

Quoiqu'il en soit, vous imaginez bien que cette absence de mémoire le prive d'une certaine série de zones d'ombre  - qu'il aurait sûrement s'il n'avait pas un asticot grouillant dans la noisette. Et soyez-en assurés que c'est pour le mieux, étant donné le caractère déjà fortement critiquable de l'ailé. Incapable de se montrer rancunier à défaut de savoir pourquoi (ça aide à garder une dent contre les gens), Faolan fait partie de ces individus réputés pour leur crédulité et qui se laissent rouler dans la farine sans comprendre ce qu'il se passe autour. Les mensonges ne lui apparaissent pas comme flagrants ; loin de les repérer tout de suite, il vous croira du moment que vous gardez votre poker-face ou un semblant de sourire. En revanche, ne croyez pas que le pauvre bonhomme a écopé d'un QI négatif à la naissance – il est même loin d'être stupide. Il faut juste lui donner l'occasion de le montrer, c'est tout. Cela dit, n'en profitez pas pour l'approcher en ayant de mauvaises intentions ; à l'inverse, je vous conseillerais même de garder vos distances. De la façon dont il vous regarde - non, dont il regarde tout le monde, de ses deux yeux fourbes et farouches, on dirait bel et bien qu'il a l'intention de vous embrocher si vous faites un pas de trop (Mais n'ayez crainte : le plumé n'a jamais tué quiconque de plein gré, en dehors de tous les cadavres qui jonchent ses rêves les plus ensanglantés). Parce que bon... c'est qu'il ne se laisse pas toucher, l'animal ! Pas avec vos mains sales, oh, il préférerait encore mourir que de se faire salir ses belles plumes cramoisies ou sa somptueuse tignasse... regardez, à peine avez-vous eu le temps de cligner les paupières qu'il a déjà disparu. Aucune sociabilité, ce gamin.

Alors... non. Si vous pensiez pouvoir vous amuser à lui botter les fesses en cadence chaque fois que vous le croisez en espérant qu'il ne connaisse pas la chanson au bout d'un moment, vous pouvez faire une croix dessus. Parce que, aussi insouciant soit-il et à force de se faire malmener par des troupeaux de trolls, le plumé a trouvé une parade infaillible contre ce genre de choses : Détenteur d'un carnet qu'il glisse couramment dans les poches de ses jupes, il y note quotidiennement ses aventures et ses à-priori sur ceux qu'il rencontre tout en y dessinant leur visage - ou du moins, un simulacre de visage, destiné à lui donner des indications sur ceux à éviter ou ceux qu'il apprécie, mais qu'il aurait oubliés. Et je vous déconseille de parcourir ses pages à la recherche de votre bouille à moins de vouloir finir vexés pour la journée. Pas un très bon dessinateur, le Fao'. De ce fait, s'il se met dans la citrouille que vous êtes un connard... eh bien, à moins de lui faire subir un lavage de cerveau, d'en frotter les recoins et de le retourner sur lui-même, vous serez et demeurerez un connard. Il faudra juste qu'il vérifie à deux fois pour s'en rappeler et en être sûr (mais rien d'impossible en soi). Monstrueux d'orgueil et d'arrogance, il se peut aussi que vous soyez surpris, la première fois où vous lui parlerez... non pas qu'il dépasse l'entendement de l'amour personnel, mais il est plutôt rare de voir un tel air suffisant sur le visage d'un esclave - air qu'il ne parvient pas à ravaler, quand bien même il lui causerait des ennuis. A chaque fois que l'on a tenté de le blesser dans son ego afin de le remettre à sa place, ce dernier n'a fait que grossir et s'hypertrophier au point d'en devenir maladif : s'il n'aime pas le monde, en tout cas, il s'aime, lui. Beaucoup. Il aime sa bobine, il aime sa race mêlée, il aime absolument tout ce qu'il fait... et aussi, suffisamment pour toiser le reste du monde de haut. Ne soyez donc pas étonné s'il se comporte comme un énorme barbare, à ne jamais s'inquiéter de s'il dérange avec ses plumes et ses cornes. Les autres n'ont qu'à l'esquiver. Et s'ils s'énervent... eh bien, il s'en ira ou disparaîtra. C'est tout aussi simple.

Ah ! Justement, le voilà qui réapparaît un peu plus loin, fermement décidé à s'en aller maintenant que vous squattez son... eh bien, son "squat". Traitez-le de parano, mais il préfère encore ne pas se  pavaner sous les yeux de quelqu'un qui pourrait amplement le ramener à son maître initial s'il le souhaitait. Il bat des ailes, décolle du sol. Son majeur gracieusement levé dans l'étendue de sa politesse, il volette un moment, vacille puis s'écrase dans un fracas épouvantable, cul par dessus tête et sa crédibilité enterrée six pieds sous terre. Ridicule. Il est ridicule – mais ça ne l'empêche pas de recommencer. Aussi gentil pourriez-vous être à son égard (ou non, on ne vit pas dans le monde des Bisounours) impossible de dire l'inverse même si votre cœur faible vous crie de le faire afin de le consoler : Faolan est aussi bon voleur que menteur : c'est-à-dire, très mauvais. Hélas ! Sa nature entêtée l'empêche de mettre un terme à ses essais risibles.  C'est qu'il ne démord jamais, peu importe ce qu'on lui dit, peu importe ce qu'on lui fait... les idées qui s'inscrivent dans son carnet ne le quittent jamais, j'en ai bien peur. Pensez-vous seulement qu'il oserait demander son chemin, à quémander l'aide d'autres célestes dans l'espoir de déserter la zone ? Non, il ne compte que sur lui-même, et vous autres n'êtes que des menaces. Vous approchez – il recule d'un bond en arrière, les ailes grand écartées dans une posture qui se voudrait menaçante. Au fond, il ne parviendrait pas même à faire trembler un enfant en bas âge, mais s'il y tient vraiment, pourquoi vouloir lui retirer ce plaisir ? Sans armes ni pouvoirs offensifs, ce n'est pas comme s'il pouvait infliger grand mal à quiconque. Un nouveau pas en avant, et il disparaît une nouvelle fois avec une expression paniquée sur le visage. Un jour, peut-être ! un jour, il cessera de patauger dans sa couardise. Un vrai mollasson sans tripes ni courage ; on ne se demande même plus comment il a fait pour survivre jusqu'à présent ! Celui qui ne fait que fuir ne risque pas de s'engager dans des combats gênants.

Mais cela ne l'empêche pas d'avoir une langue bien pendue. Ooooh, que non. C'est qu'il aime vivre dangereusement, aussi. Plus que toute chose au monde, et presque plus que lui-même cette vipère se plaît à critiquer tout, et tout le monde sans discernement, et ne sait jamais quand se taire (il ne sait que disparaître lorsque la situation se corse de trop). Que vous soyez son ami ou son ennemi (quoique, là, ce serait pire), Faolan trouvera toujours sur quoi baver, en particulier si vous avez un physique disgracieux - ce qui, dans le monde étriqué du demi, est un crime au mérite d'une mort lente et douloureuse. Et puis, même si vous êtes à son goût... déjà, il ne vous approchera pas (parce que c'est un sauvage, encore une fois), et en plus, vous recevrez sûrement des commentaires sur d'autres choses. Vous avez forcément un défaut, et il est prêt à tout retourner pour le trouver. Une grosse fouine, j'vous dis. Mais passons sur ce point, vous découvrirez bien vite par vous-même que sa curiosité ne fait pas partie des défauts ayant sauté à sa création. Faolan le lâche, Faolan le vil... il n'a pas beaucoup de qualités, pour me montrer honnête avec vous. Cependant, qui a dit qu'il n'a aucun côté attachant pour lui ? En effet, la facilité qu'ont ses pommettes pour virer au rouge vif fonde l'un de ses principaux complexes : facile à intimider pour couronner le tout, Fao' évite au mieux les situations gênantes et se sent facilement mal à l'aise, ce à quoi il répond par des disparitions aussi soudaines qu'impolies - du moins, si celui lui est possible, bien évidemment. Et le genre de ses interlocuteurs ne change rien à sa timidité ; puisqu'il aime autant la fraise que la banane (SALADE DE FRUIIITS !*kof*), à ses yeux, les hommes et les femmes ne présentent aucune différence dans ses goûts affectifs. Mais encore faut-il que la petite diva frigide s'approche, ou se laisse approcher... et ça, ce n'est vraiment pas gagné.

Toutefois... le bougre peut avoir des amis, pour sûr ! Difficilement, certes, 'faut dire que ne jamais se rappeler des gens n'aide pas trop à renforcer les liens, surtout quand on a l'empathie et l'ouverture d'esprit d'une huître asséchée... N'est pas tâche aisée que de lui faire détourner le regard de son beau petit nombril de demi ! Mais... peut-être que vous lui ressemblez... peut-être même que vous connaissez ce sentiment d'avoir été rejeté toute votre vie, à cause de votre race, vos origines ; vous pourriez aussi être un esclave et avoir subi les mêmes choses que lui - voire pire, qui sait ? Le monde est vaste, les possibilités infinies ! L'ennui... c'est que cela lui sera totalement égal. Sans forcément avoir un cœur de pierre car ce n'est pas un monstre (loin de là), Faolan est si préoccupé par sa survie qu'il en a fait sa principale priorité, même si cela signifie parfois qu'il doit se fermer aux autres et les abandonner à leur sort, quand bien même il les aimerait. Mais si jamais il s'attache à vous, vous gagnerez l'allié le plus dévoué de tous, pourvu que vous ne le menaciez jamais inconsciemment - car il saura s'enfuir dès que vous ferez un pas de travers. Vous découvrirez alors un homme différent - pas entièrement cela dit : il demeurera toujours aussi timide et buté, mais son cœur ne sera pas aussi froid une fois son affection obtenue. Vous ferez alors partie de ces gens aptes à l'approcher (et à le toucher, attention. C'est du haut level.) sans qu'il ne hurle et disparaisse en pleurant sa génitrice. Toutefois, ne croyez pas qu'il  vous laissera toucher à ses cheveux : en digne maniaque fou amoureux de l'ordre et de la symétrie, le décoiffer reviendrait à lui faire risquer une syncope. A ne pas essayer donc. A part si vous voulez le tuer. Là, par contre...


Histoire
« L'esclave qui obéit choisit d'obéir. » - Simone de Beauvoir


[Petit avertissement : Puisque je suis un esprit tordu et corrompu, certains passages peuvent être considérés comme choquants. Âmes (trop) sensibles s'abstenir  :P ]

Il était une fois, dans les profondeurs de Thanaliel vivait une jeune hyna affublée du nom d'Helenn, qui tomba éperdument amoureuse d'un beau céleste aux grandes ailes rouges comme le sang. Comme la plupart des adolescentes fugueuses, Helenn n'était ni réputée pour son intelligence ni pour sa connaissance des dangers de ce monde ; et pourtant, elle accepta aveuglément de se séparer de sa famille afin de rejoindre son grand amour réfugié sur les côtes de Zalefan. A dos de dragon, elle le retrouva là-bas, le cœur battant à l'idée de vivre son idylle aux côtés de cet homme si charmant qui ne faisait cas ni de ses quatorze ans, ni de sa morale. Si bien qu'une fois la jeune fille sous la main, il la vendit à des esclavagistes comme on vendrait un kilo de patates au marché. Eh, jamais dit qu'il était un romantique, lui. A l'inverse, je dirais même... Mais passons. La chose que le céleste ignorait, c'était qu'il aurait pu en tirer un bien plus grand prix si seulement il avait su qu'un second être avait été vendu en même temps que sa mère – mais que cet être (moi, en l’occurrence) n'était tout simplement pas encore né. Enceinte de deux mois lorsqu'elle fut achetée par un vampire, elle accoucha malgré elle d'un second petit esclave quand la gestation toucha fin et ce fut à ce moment que ma vie débuta. Une vie d'esclave, bien entendu. Mais pas que.

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Qui naît esclave, vit et meurt esclave. C'est une chose que l'on a souvent tenté de m'incruster dans le crâne tout le long de ma vie, mais qui, semblable à du crayon gris, n'a pas su résister aux quelques coups de gomme que je lui ai infligée. A la vue de mon apparence on-ne-peut plus cocasse, le maître ne pensa pas même à me revendre par peur d'y perdre plus qu'il pourrait en gagner, sans compter les supplications de ma mère qui parvinrent facilement à le faire céder. Ainsi, toute mon enfance se passa au sein de son grand manoir : j'appris à lire et à écrire auprès des rares esclaves lettrés (notamment ma mère), à entretenir une maison dans un état qui se rapproche le plus du propre, à laver les vêtements de la même manière et surtout, oh, surtout... à obéir. Sans réfléchir. Comme les chiens, suivre le moindre des ordres donnés, ne pas les questionner et, de cette façon, nous pouvions vivre en paix sans craindre de représailles. Une fois adolescent cela dit, les choses se corsèrent et je m'attirais bien vite les ennuis. Après avoir appris tout ce qu'un esclave se devait de savoir au cours de mon enfance, j'avais décidé d'aller au delà de ces connaissances et de les élargir... comme par exemple,.savoir se faire discret lors de mes fugues, me pavaner auprès du maître afin de m'obtenir ses faveurs, jeter son enfant à l'eau lorsque ce dernier se montrait un chouïa trop insistant (et chiant) lorsque je le faisais survoler les mers dangereuses de Zalefan – bref ! ce genre de choses... Pour me montrer tout à fait honnête avec vous, j'admets avoir vécu un début de vie que n'importe qui, sans forcément être esclave, pourrait envier... mais les choses dégénérèrent violemment, à la suite d'une multitude d'erreurs qu'aucun sourire ni excuse ne pouvait corriger. Je devais avoir 16 ans ; le maître était souvent absent, et laissait sa femme s'occuper du manoir tout comme de nous, dans la mesure du possible... Et je crois désormais qu'elle ne savait pas ce que « s'occuper » voulait dire.

En effet, la maîtresse était une femme qui, de toute évidence, s'ennuyait. Me retrouvant un jour à m'atteler au ménage de son salon, elle se mit en tête de me séduire et y parvint sans éprouver grand mal. J'étais flatté qu'une femme telle qu'elle s'intéresse à l'adolescent bâtard qui n'attirait que des regards de mépris ou d'incompréhension, et ma jeunesse me rendait inconscient des dangers. Je ne ressentais pour elle ni amour ni grande attirance ; pourtant, tout le monde s'accordait pour dire qu'elle était belle avec sa prestance digne d'une reine et ses apparats de luxe, mais son charme ne me touchait pas. Sans en comprendre la raison et, par une magie que seule elle maîtrisait, je la laissai docilement appliquer ses caresses et  y participai avec la maladresse du débutant. Je savais que je faisais quelque chose de mal. Mais chaque fois où elle venait à moi, je ne pouvais rien faire de plus que me soumettre à ses demandes. Hélas, nombreuses furent les fois où je manquai à mes fonctions... si bien qu'au bout d'un moment, nous fûmes tout deux horrifiés de voir poindre sur le ventre de la belle la rondeur d'une vie nouvelle. La joie du maître à la vue de cette grossesse ne fit que nous inquiéter davantage : qu'allions-nous faire si l'enfant présenter des traits similaires aux miens ? Nous aurions eu aucune excuse ni prétexte pour nous éviter sa rage. Et ce que nous redoutions arriva. Le jour de la naissance de celui que je voulais appeler Nael (doublez le l pour la version féminine), l'angoisse était telle que je fus obligé de sortir de la maison en quête d'un peu d'air, à deux doigts de l'infarctus. J'allais mourir, saigné à blanc par un vampire fou. Quelle horrible mort... même si, au final, je pense désormais qu'elle aurait été préférable à la suite. Lorsque la mise à bas prit fin et tandis que je rentrais, j'entendis chuchoter dans les couloirs  que le nourrisson était né avec deux ailes blanches. Les regards des deux esclaves se dirigèrent alors vers moi et un petit rire cruel leur échappa, avant de finalement déguerpir en entendant les cris du maître qui arrivait, le visage rouge de colère. Il tenait l'enfant dans ses bras, en serrant les dents. J'allais mourir. Mais quitte à dépérir, je voulus au moins connaître le visage du petit...

« Pourrais-je le prendre... ? » lui demandais-je, les mains tendues comme pour l'inviter à accepter. Me voyant faire, il eut un sourire que je saurais décrire, et m'avoua qu'il me cherchait, justement. Il déposa le nouveau-né dans mes bras, me regarda un moment puis se détourna, prêt à reprendre sa marche. Je le remerciai chaudement, touché par son acte. Pendant un instant, je crus lire de l'hésitation dans ses yeux, mais elle fut rapidement remplacée par la colère froide et cruelle des hommes à la fierté bafouée : « Il n'est pas viable. Noie-le. » Suite à ses paroles, il disparut, me laissant seul. Je restai abasourdi, les lèvres entrouvertes, puis baissai les yeux sur Nael qui pleurait, tendant la main vers mon visage ; je l'attrapai doucement en le berçant, me recroquevillant dans le couloir. Le noyer. Il voulait que je le noie ? Jetant un regard vers le bout du corridor après avoir longuement fixé l'enfant, je voulus me lever mais mes jambes se dérobèrent sous mon poids, comme si mon corps lui-même refusait d'ôter la vie à une partie de lui. Je ne pouvais pas le faire. Non, cela ne m'était pas possible... Alors, je ne bougeai pas, le bébé calé contre mon torse et bercé par les battements de mon cœur.  J'ignore combien de temps je suis resté ainsi. Longtemps, sans doute, jusqu'à ce que mon maître revienne et me découvre, le bambin encore en vie entre mes bras : « Je peux savoir ce que tu fabriques ? Il me semble t'avoir dit quelque chose, Faolan. » Il se pencha et me prit Nael, avant de continuer : « Tu préfères que ce soit moi qui m'en occupe, peut-être ? A quel esclave veux-tu que je confie cette tâche ? Il y en a qui prendraient grand plaisir à rompre le cou de cette petite chose... »  Je lui criai de cesser, bondis sur mes jambes et lui arrachai l'enfant, avant de reculer d'un bond en arrière : « Non! J-je vais le faire, lui dis-je. S'il vous plaît... laissez-moi le faire. » Et je n'eus pas le temps de regretter mes mots que nous étions déjà partis.

Suivi de près par le maître, je m'en allai dans la salle de bain et m'approchai de l'évier, dans lequel je fis couler suffisamment d'eau afin d'immerger entièrement l'enfant. Je l'y déposai avec toute la douceur dont j'étais capable, en dépit de mes mains affolées et secouées par les spasmes liés à mon angoisse. J'avais envie de mourir. Pas de lui infliger la mort – il ne méritait pas cela. Lorsque l'eau commença à monter, il paniqua et commença à hurler ; ses cris retentissaient dans la salle, et, paniqué, je plaquai ma main contre sa bouche pour ne pas craquer. « Ça va aller, petit gars... ça va aller... » Les larmes me brûlaient les yeux. Je les essuyai de ma main libre, reniflai péniblement puis détournai le regard en pressant sur sa tête. Mon corps était traversé  de toute part par des frissons abominables. Et tout du long de sa lutte pour un peu d'air, je ne pus m'empêcher de lui demander pardon, encore et encore, appuyant contre sa bouche et son nez afin que sa mort soit plus rapide : « Je suis désolé... je suis tellement, tellement désolé... »  Tout au fond de moi, je savais que cela ne servait à rien. Quand bien même son âme aurait trouvé la force de me pardonner, moi, je ne le pouvais pas. C'était juste impossible. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. A mes yeux, chaque seconde se ressentait comme des heures et me rappelait  dès leur écoulement que j'étais devenu un monstre à mon insu. Lorsque je rouvris mes yeux, Nael était immobile, la bouche ouverte et les yeux révulsés ; je l'extirpai de l'eau, passai ma main sur son visage et l'enveloppai dans la première serviette qui me passa sous la main. Mais à peine ai-je eu posé l'enfant dans le tissu que le maître m'interrompit, me touchant l'épaule avant de me rappeler l'inévitable.

- Je doute qu'il prenne froid.

Un spasme de son visage me fit comprendre qu'il riait. Je pressai le petit corps contre moi puis passai à côté de lui, en lui crachant un « Allez vous faire foutre... » - bien que je savais que, tôt ou tard, j'allais le regretter. Il n'en fit toutefois pas cas. Ma mère arriva alors, et sembla sur le point de perdre connaissance à la vue du cadavre qui me trempait les bras : « Laisse-le moi, me dit-elle en le prenant contre elle, je vais m'occuper du reste. Va te reposer. » Je la laissai faire, le corps entièrement flasque. Je crois qu'elle aurait pu me pousser que je me serais laissé tomber pour ne jamais me relever. Après être resté plusieurs secondes à fixer le dos de ma mère qui s'éloignait en caressant le crâne sans vie de son petit-fils, je retournai dans ma chambre, et, une fois assis sur le matelas, m'abandonnai aux larmes consolatrices qui quittèrent enfin mes paupières pour rouler le long de mes joues. De grandes ailes aux plumes sanglantes, larges, épaisses, hideuses, se dessinaient dans l'ombre du foyer et avaient remplacé la blancheur des anciennes, mais je m'en moquais. La tête encore emplie des cris de mon fils, je la saisissais de mes mains et me basculais d'avant en arrière en pleurant, comme devenu fou. Je sentais encore le corps mou de Nael pesant dans mes bras, et mes doigts, pressés contre sa bouche qui avait dû tant hurlé... J'aurais dû refuser et m'enfuir. J'avais pourtant le choix... ! Mais à la place, j'avais obéi, soumis et docile – oui, malgré moi, j'étais complice. Au moment-même où je crus avoir perdu la dernière once de ma raison, j'ouvris doucement les paupières en sentant quelque chose dans ma paume et la pris entre mon index et mon majeur. C'était un petit diamant, et – en baissant le tête sur le sol, je réalisai que ce dernier en avait été tapi de mes larmes. La connexion fut vite réalisée. J'étais riche – c'était à en bondir de joie !...  Mais toutes les richesses de ce monde ne pouvaient racheter ce que j'avais fait. Et surtout, ne pouvaient racheter ce que j'avais perdu...

Parfois, tu dois juste accepter le pire.

Après cet événement, il était devenu hors de question pour le maître de nous garder. Il répudia sa femme et nous vendit tous les deux à des propriétaires différents – et, avec lesquels cela ne se passa pas si bien...

• • •

J'avais presque 17 ans lorsque je fus racheté par mon second maître. Réputé pour son sadisme à l'égard de ses esclaves qu'il considérait comme des objets facilement jetables, mes confrères eurent vite fait de me prévenir et de m'avertir quant aux choses à ne pas faire. Notamment Elliot... notez-le bien, il prendra son importance ensuite. Elliot était un petit diablotin introverti d'un mètre cinquante-cinq et le favori du maître – c'est une réalité que personne n'occultait, chuchotée partout où il passait. L'oreille tendue au moindre murmure mais dépourvu de toute forme de jalousie, je tissai bien vite une solide amitié en sa compagnie, jusqu'à réaliser que sa différence allait au-delà de son comportement.  Je crois que ce qui le distinguait des autres esclaves, c'était sa gaieté qui pénétrait notre sombre quotidien tels les rayons timides du soleil au travers des rideaux : lorsque nous étions battus par le maître, ou simplement rabaissés, il était là, toujours présent pour nous offrir ses sourires ou ses embrassades. Il me dominait de par son âge et son expérience, connaissait chacune des préférences du maître et me les confiait dans le but de m'éviter les ennuis. Ma surprise n'en fut que plus grande lorsque j'appris que j'étais le seul à bénéficier de ces traitements particuliers. Au fil des mois, notre relation prit un tournant auquel ni lui ni moi ne nous attendions. Mes souvenirs sont encore flous, mais il me semble que le soleil n'était pas encore présent. Cela devait être tôt le matin, aux aurores... Elliot m'avait rejoint dans le simulacre de salle de bain qui nous avait été donnée. La tête dans le pâté, je m'éveillai difficilement à grand renfort d'eau froide et lui, s'apprêtait à aller se coucher, ne pouvant demeurer en même temps que le soleil ; mais avant cela, il eut un comportement étrange qui ne tarda guère à m'alarmer. Se figeant tout d'abord à ma vue, son hésitation à l'idée de m'approcher fut aussi évidente que l'embarras qui faisait foncer ses joues : il avança d'un pas, se tassa contre le mur, ne bougeant plus. « Je te laisse finir avec l'évier », m'annonça-t-il, le regard en biais. « Il y a une chose dont je voudrais te parler... » Il prit une pause, me regarda et soupira : « … mais d'abord, crache ta pâte à dents. » J'étouffai un petit rire et m'exécutai, curieux de savoir ce qui le mettait aussi mal à l'aise.

Le diablotin voleta alors jusqu'à moi et tenta tant bien que mal de se maintenir à ma hauteur. Il parlait d'une voix douce et faible, comme apeuré à l'idée que l'on puisse l'entendre : « Je... je sais que nous avons mieux à faire que ce genre de choses... Comme s'occuper toute notre vie durant d'un gars qui ne nous verra jamais différemment de ses meubles. Mais ça va faire un moment que... que, ben... » Il se tut, baissa la tête en soupirant de nouveau. Les mots avaient du mal à sortir. Mais lorsqu'il leva les yeux vers moi, je ne sais pourquoi, mais ma première réaction fut de l'embrasser. Oui, bon. J'ai p'têt quelques penchants pour le bleu, j'imagine. Par chance, il ne m'arracha pas les globes oculaires comme je le craignais et, à l'inverse, passa ses maigres bras autour de mon torse afin de m'enlacer.  Sa langue se glissa entre mes lèvres, m'enivrant des saveurs exquises de son amour ; je le soulevai et le posai sur l'évier, délaçant méthodiquement sa chemise.  Et le reste... bah. C'est privé. Dans tous les cas, nous avons été chanceux que personne n'entre à ce moment-là. A partir de ce jour, Elliot et moi formions une sorte de couple bancal que nous devions taire par peur de nous attirer à la fois les foudres du maître ainsi que celles des autres esclaves. Certes, aucun de nous deux ne pouvait engendrer d'abomination à la suite de nos ébats, mais notre relation était suffisamment contre-nature du fait de nos races pour être dissimulée. Nous partagions notre couche et passions le début de nos nuits ensemble : lui, restant allongé près de moi avec les yeux grands ouverts et moi, dormant à poings fermés en quête du sommeil tant désiré. Quelquefois, nous parlions de nous enfuir ensemble de notre statut d'esclave, préparions des plans, mais les abandonnions dès qu'ils nous paraissaient réalisables, peut-être par peur de réussir et de nous retrouver perdus, une fois jetés à l'extérieur de notre prison. Nous étions tels des oiseaux aux ailes coupées que l'on aurait enfermés dans une cage, pour ensuite les libérer. Incapables de voler. Incapables de s'en aller. Des oiseaux voués à la mort.

• • •

Il y a de ça un an, je fus surpris de ne recevoir aucune nouvelle de ma mère. D'abord intrigué par ce silence puis inquiété au point de ne plus en dormir la nuit, je commençai à m'imaginer qu'elle s'était attirée des ennuis,  et qu'il fallait de ce fait que j'aille lui rendre visite pour m'assurer du contraire. A entendre Elliot, il n'y avait aucune raison de s'en faire : selon lui, une esclave de cet âge, aussi prudente et dévouée à son travail ne pouvait pas avoir encontré de problèmes aussi graves que ceux de mes pensées - non, elle devait seulement être malade et ne pas pouvoir m'écrire de lettres. Mais malgré tout, le doute subsistait : et s'il se trompait ? Et si le malheur s'était abattu sur elle et l'avait emportée sans que je ne m'en sois rendu compte ? Je demandai au maître s'il pouvait me donner ma journée afin de savoir le fin mot de l'histoire. Il refusa, bien évidemment. Tu n'es pas serveur dans un bar, Faolan, les esclaves n'ont pas de congés, Faolan... Alors Faolan dit mentalement merde à cette crevure et s'en alla le soir-même : Mère ne vivait pas si loin, et en quelques battements, j'allais vite arriver à la demeure de son propriétaire. Avant de partir, je  demandai à Elliot de me couvrir pour ma fugue nocturne si je ne revenais pas avant le réveil du maître : sur le coup, il parut inquiet, presque apeuré, mais accepta tout de même : « Je lui dirai que tu es parti  au marché, ou un truc comme ça... » me confia-t-il en se tenant le bras, son malaise grossissant à l'idée de devoir mentir. Touché par son dévouement, je l'étreignis amoureusement, déposai un baiser sur son front bleuté puis sortis donc de chez mon maître par une fenêtre laissée déverrouillée. Une fois à terre, je dépliai mes ailes, pris mon élan avant de me propulser dans les airs. J'allais rentrer avant le lever du jour – il fallait seulement que je frappe à la porte, demande à voir ma mère et, même si on me le refusait du fait de ma condition d'esclave et de mes anciens déboires, l'important était de m'assurer qu'elle n'avait pas trépassé. Cela paraissait si simple, ainsi. Beaucoup trop pour que tout se passe bien...

Lorsque j'arrivai enfin devant la demeure de mon enfance, ce fut une vieille esclave, une amie de ma mère, qui m'accueillit. Enfin. « Accueillir ». A ma vue, son visage vira du blanc au rouge, puis du rouge au blanc ; elle déglutit, jeta un regard derrière elle et je sentis à son expression qu'elle allait me fermer la porte au nez – ce pour quoi je la bloquai de ma main. « Je ne vais pas rester longtemps, ne vous en faîtes pas. Mais il faut vraiment que je lui parle... Vous sauriez où est ma mère ? » Malgré ma politesse, mon ton était plus agressif que prévu. J'avais peur, et il fallait que je presse de faire demi-tour avant qu'Elliot n'ait à se mettre dans le pétrin pour moi. Elle sortit finalement de la maison. Son visage était grave, elle hochait la tête de droite à gauche comme pour signifier qu'elle ne parvenait pas à trouver les bons mots. Puis soudain, la réalité s'abattit sur moi tel une nuée de roches : «  Elle a... été sacrifiée », m'avoua-t-elle après une longue lutte intérieure. Des larmes froides menaçaient de poindre de ses yeux fatigués.  Abasourdi et surpris par cette annonce, je fils un pas en arrière, la main sur les lèvres. Je n'en crus pas mes oreilles. Ma mère, sacrifiée ? Par qui ? Et surtout, pourquoi ? En un instant qui me parut si bref que j'en eus le souffle coupé, mon état passa du choc au désespoir le plus profond - mais étonnamment, je ne pleurai pas. Elle me conta comment ma mère fut vendue au premier fou venu puis sacrifiée à la gloire d'une déesse dont le nom m'était familier, mais que Ô jamais j'eus pensé à prier. Après le départ de la vieille esclave, je m'éloignai de cette maison, plus mort que vif et la peine dans l'âme. Il fallait que je parte de là.


Morte. Ma mère était morte et je n'avais pas même pu lui confier mes derniers mots, mes dernières paroles. Un rire sec s'échappa alors de mes lèvres. Qu'aurais-je pu lui dire ? Que je l'aimais ? Non, cela était ridicule ; quand bien même j'aurais pu me présenter à elle avant sa mort, je savais qu'aucun mot affectueux n'aurait pu traverser le sceau de mes lèvres tremblantes. Je m'assis finalement sur un amas de pierres, la tête basse et mes cheveux couvrant le tiers de mon visage. Je n'avais plus qu'une seule envie : c'était celle de me jeter dans la mer et de me laisser dévorer par la première créature qui aurait pu me repérer – mais la surface aqueuse s'étendait devant moi en immense barrière bleutée, et l'idée même d'y poser le doigt m'emplissait d'une terreur indescriptible. Les yeux clos, je restais là, à me morfondre sur moi-même ; rentrer ne me tentait même plus. De toute façon, j'étais arrivé avec une telle rapidité que personne, sûrement, n'avait remarqué mon absence... ou du moins, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce qu'une voix brisée retentisse non loin de moi. « FAOLAN ! » Je levai la tête en direction du bruit, et vit le maître, dont les ailes fendaient l'air, et... accompagné d'Elliot. Sans prendre la peine de savoir le pourquoi du comment, je le toisai d'un œil hargneux puis me levai précipitamment, prenant la fuite. Ne m'en demandez pas la raison, mais la simple vision de son visage rouge de colère avait suffit à me faire comprendre qu'il fallait détaler. Hélas, j'oubliai la lourdeur de mes ailes, trébuchai au moment-même où je m'apprêtai à m'envoler puis tombai en avant. Ma tête heurta alors la pierre, et ce fut le noir complet.


• • •

A mon réveil, mon crâne n'était plus qu'une plaie ouverte autour de laquelle séchait la rouille de mon sang. Ramené par le maître, je m'éveillai sur mon lit avec un vide béant en guise de cervelle et un Elliot paniqué qui se jeta aussitôt sur moi pour s'assurer de ma santé. Je n'osai réagir, le laissant couvrir mon visage de baisers puis se figer tout à coup lorsque le maître entra. Je le regardais s'avancer, la tête encore douloureuse, et me levai lorsqu'il me fit signe de le faire. Le diablotin, lui, s'éloigna. « Où comptais-tu t'enfuir, Faolan ? » Fuir ? Quand avais-je tenté de faire une telle chose ? Les souvenirs ne s'accordaient plus, engloutis, flous, comme soumis à l'ivresse. Je me sentais faible comme jamais je ne l'eus été, tout juste capable de me tenir debout.  Le maître tremblait de rage, et me contemplais d'un œil froid ; en le croisant, je baissai aussitôt la tête, me caressant les doigts en quête d'apaisement. Je n'osai nullement le défier, car je sentais peser dans l'air un miasme lourd qui menaçait de s'abattre sur moi tel le poing du maître. On sentait dans son regard qu'il se contenait. « Je ne sais pas » furent les seules paroles que je trouvai à lui donner ; car oui, je ne savais plus pourquoi j'avais quitté la maison. La raison avait comme disparu de mon esprit, et il  me fallut une bonne semaine afin d'en caresser les contours, fortement aidé par mon carnet et les indices donnés par Elliot. Non-content de ma réponse, il me saisit avec violence, m'emporta à sa suite et me plaqua contre la table, sa main pressée contre ma nuque et la seconde agrippée à mon poignet. Je voulus le mordre ; sa poigne ne se resserra que davantage. Puis, d'un mouvement de tête, il fit signe à Elliot de quitter la pièce, nous laissant seuls. Ou du moins, c'est ce que je crus.

Grognant entre mes dents, j'entendis le maître soupirer lorsque ma lutte cessa et qu'Elliot revint, les mains prises dans ce qu'il me sembla être une paire de ciseaux. Il voulut les donner au maître, mais ce dernier le repoussa gentiment, avant de fixer mes ailes. Je ne compris pas du premier coup. Comme s'il comprenait un langage qui m'échappait, Elliot se posa à ma droite dans un silence morbide et fit claquer une première fois les ciseaux. C'est alors que je saisis ce qui allait m'arriver : « Non... v-vous plaisantez ?! Je m'agitais, criais en direction de mon amant : Elliot ! Arrête, je t'en supplie ! » Mais sourd à mes supplications, l'être bleuté agrippa d'une main ferme mon aile et coupa dans les plumes. Le bruit gagnait la pièce, mêlant mes grognements de rage et les vaines tentatives de mon maître afin de me rappeler à l'ordre. Lorsqu'il eut terminé, mes ailes n'étaient plus que l'ombre d'elles-mêmes, droites et laides comme celles d'un animal de compagnie. Comme celles de ces oiseaux qui ne peuvent voler.... Le maître me lâcha, partit sans dire un mot de plus (et sûrement de trop) puis je m'éloignai, titubant, avant de me laisser retomber sur mon lit.

Les membres encore traversés de frissons, Elliot  s'avança jusqu'à moi, le visage abattu et les yeux pleins de larmes. J'en éprouvais un plaisir bizarre que je ne compris pas : « Fao'... ça va aller ? Me dit-il avant de s'asseoir sur mon lit, passant une main hésitante dans mes plumes.Je suis désolé... tu sais très bien que je ne voulais pas. »  Sa voix était faible, étranglée par les sanglots qui lui entravaient la gorge telle une poignée d'épines. Je sentais qu'il était prêt à pleurer à la moindre remontrance – ce pour quoi je me murai dans un silence froid, bien qu'au fond je me savais incapable de prononcer un seul mot sans faillir moi-même. Ses doigts glissèrent de mon aile à mon épaule, qu'il tapotait doucement, mal assuré. Je lui lançai un vif coup d’œil  puis m'en détournai, le visage face au mur en lui montrant mon dos. Le sadisme avait laissé sa place à la tristesse, devant cette expression défaite qui me frappait en plein cœur chaque fois que je posais les yeux dessus. Les siens, en revanche, ne me quittaient pas, tandis qu'il reprenait d'un ton suppliant : « S'il te plaît Fao, parle-moi... Engueule-moi, insulte-moi, ce que tu veux mais ne m'ignore pas comme ça... . » Le temps d'une seconde, je voulus céder à ses supplications et lui obéir comme un aveugle. Je m'imaginais déjà empoigner cette gorge que j'eus moult fois baisée, la serrer de ma poigne et lui hurler des injures jusqu'à ce que les larmes qui voilaient ses prunelles s'écoulent enfin. Mais je n'en avais pas la force. Ce qui me faisait le plus de mal, c'était savoir que je l'aimais en dépit de ce qu'il avait fait. Comprenant que je n'allais pas entretenir la conversation avec lui, il déposa un frêle baiser sur ma joue puis me quitta, refermant la porte derrière lui. Je fermai alors les yeux, à la recherche du sommeil.


Mais cette nuit-là, je me sentais différent de d'habitude.

Se déversant en flots, la rage d'avoir été ainsi humilié pulsait dans mes veines avec une violence qui m'était jusqu'alors inconnue. J'avais l'impression d'avoir été avili, enlaidi par ces lames qui avaient fendu mes ailes dans un claquement incessant, alors que je ne pouvais rien faire pour les en empêcher. Bien sûr, j'avais subi nombres d'épisodes au cours de ma vie d'esclave dont la seule pensée parviendrait à me faire frémir de terreur, mais celui-ci était d'ordre différent. Voler était la seule chose qui pouvait encore me donner un sentiment de liberté. Qu'allait-il advenir de moi, maintenant que l'on m'avait volé une chose aussi précieuse ? ...  Le corps recourbé tel celui d'un vieil homme, je demeurais assis, la tête dans mes mains et le regard rivé vers le sol. Je réfléchissais, silencieux, les yeux secs d'avoir trop pleuré.  Nourrie par la rage qui me maintenait debout, une idée folle avait germé dans mon esprit et ne voulait plus le quitter, me dérobant au sommeil : cette idée martelante, c'était celle de m'enfuir. Fuir pour de bon, là où il ne parviendrait pas à me retrouver. Oui... Peut-être que, dans le sud, une vie différente pouvait m'être offerte... Je m'élançai de mon lit, et trébuchai aussitôt sur le plancher, la cervelle confuse et les membres engourdis. Le choc que j'avais subi dans ma fuite m'avait rendu souffrant : mon crâne me faisait mal et ma gorge me grattait terriblement, comme si la bile acide voulait en remonter les tuyaux et se répandre en une substance pâteuse sur les planches poussiéreuses alignées sous mes pieds. Et tandis que je me relevai difficilement afin de quitter la pièce, ces dernières grinçaient au moindre pas qui pesait sur elles. Arrivé devant la porte et dès lors que je tins la poignée arrondie dans la paume de ma main, l'angoisse commença à me gagner.

Et s'il ne dort pas ? Et si je croise d'autres esclaves ?...

Le moindre bruit en provenance de l'étage me paralysait dans mon avancée ; je retenais ma respiration, sentais la sueur me laper la nuque puis, une fois sûr que personne n'avait été réveillé par mon vacarme, je reprenais le pas, avançant lentement vers la porte de verre qui donnait vers la sortie. Je l'ouvris doucement, fis un pas en avant, mais m'arrêtai, tremblant. Au fond, je n'avais rien à perdre, mais l'extérieur avait quelque chose de terrifiant que je ne saurais expliquer, pas même maintenant. Le ciel me paraissait plus grand qu'à l'accoutumée, l'obscurité plus sombre, m'avertissant de ne pas sortir à cause de mes gênes célestes. J'étais un esclave "d'intérieur", qui ne connaissait rien d'autre que le visage de ses maîtres et les règles qu'ils imposaient à mon quotidien ; si bien qu'à peine ai-je eu le pied dehors que j'eus pendant une fraction de seconde l'envie de retourner me terrer dans un coin de la maison, là où avait toujours été ma place. Mais il fallait que je m'en aille. Il fallait que je brise les chaînes qui m'avaient toujours tiré vers le sol, me privant de ma liberté. Ne plus être un esclave soumis et docile - autrement, je n'allais pas survivre. Ne suffit que d'un regard vers mon aile meurtrie pour comprendre cela. Alors que je m'apprêtais à partir, je sentis une présence derrière moi et vis Elliot qui me regardait, se tenant le bras : « Tu t'en vas encore ?... Il va encore te faire du mal, s'il t'attrape... » chuchota-t-il en s'approchant timidement. Je lui fis signe de s'arrêter – que non, je n'allais pas m'encombrer de lui ; j'étais bien trop en colère pour lui accorder cette seconde chance. Il baissa aussitôt la tête, se mordant la lèvre. Je fis un pas en arrière, quittant la demeure pour de bon. Puis, avant de le quitter, je lui soufflai, non sans rancœur : « Encore faut-il qu'il m'attrape... A nous deux – non, avec tous les autres, on aurait facilement eu le dessus sur lui. Tu as eu le choix, Elliot. On l'a toujours... »

La porte se ferma, et je m'en allai, le cœur lourd d'avoir prononcé ces quelques mots. J'eus envie de revenir sur mes pas afin de lui demander de m'accompagner (parce qu'en vrai, j'avais surtout peur d'être tout seul), mais je passai outre mes envies, au profit de ma fuite. La bonne, cette fois-ci. Je pouvais à peine voler en ligne droite, mais chacun de mes battements d'ailes manquait de puissance afin de me maintenir en hauteur. Pour dire que je n'étais pas couché.
Mais petit oiseau aux ailes coupées peut toujours marcher. Il n'a pas le choix aussi, c'est vrai. Mais à maintes fois, il avait eu le choix...


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Rakyn M. Durante
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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   25.05.16 19:22

Waw, ça c'est du demi qui a pas froid aux yeux :D

Bienvenue officiellement parmi nous donc ! luv u
 
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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   25.05.16 20:46

Bienvenue à toi ^^

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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   26.05.16 15:56

Merci beaucoup à vous deux ! :3 *retourne tapoter*

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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   28.05.16 22:52

Je veux t'adopter nyuh

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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   01.06.16 21:01

Eeeeet grâce aux nombreux encouragements de Kieran la pom-pom-girl (très virile, si si), j'ai enfin terminé ma fiche ! ♥️

EDIT : Prépare-moi une niche Elyssa, et tu pourras m'adopter :P (pitêtre) !

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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   01.06.16 21:23

J'ai une question sur ta fiche avant de te valider. Tu étais esclave à Zalefan, c'est bien ça ? Parce que la fuite de la maison du maître me semble un peu incompatible, vu que tu t'enfuis en volant et que Zalefan est sous l'eau (exclusivement sous l'eau, et profondément surtout au nord). Les maisons sont construites de façon à avoir une partie sans eau et bien isolée à l'intérieur, mais ce qui les entoure reste des kilolitres d'eau salée. Du coup à moins que tu n'aies été esclave du côté de Siraën ou de Thanaliel, donc à la surface (et donc illégalement, aussi), il y a quelque chose qui cloche dans ce passage =/

Et sinon : ton histoire est horrible, je te déteste =D
 
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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   01.06.16 21:33

Oh, j'avais peur de ça justement... je pensais que certaines parties étaient hors de l'eau, meh. Du coup, je vais sans doute rectifier le tir et le faire bosser à Thanaliel illégalement x)
Du coup, est-ce que je dois faire changer mon groupe ?

Et sinon : Je sais, j'aime les histoires horribles :P

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MessageSujet: Re: Faolan IS. Hawthorn | Flip-flap~ | [Over]   01.06.16 21:36

Validation

Bah ton groupe dépend de où tu vis ^^ Déjà tu n'as pas à changer ton nom : si la personne qui t'a donné ton nom était de Zalefan ça passe qu'ils te donnent un nom comme ça.
Mais non, Zalefan est un royaume entièrement sous-marin ^^ mais je pense que je devrais peut-être mieux le préciser parce que tu n'es pas le premier qui parle de voir le ciel à Zalefan.
Si Fao vit à Zalefan sud actuellement, tu n'as pas besoin de changer de groupe. Enfin de manière générale, ça dépend de ta nationalité. Si ton premier maître était de Zalefan, il y a fort à parier que tu as eu cette "nationalité" de naissance et que le maître illégal n'a pas pris soin de changer cet état de fait ^^
Edit cb : Bon, ceci étant réglé, je te valide (ouh les gens n'auront pas les détails de la conversation)

N'oublie pas de passer te référencer dans les listings, tu peux ensuite te créer un Journal d'aventures et faire une demande de rp ou poster un rp libre. Tu peux aussi faire une demande pour avoir ta maison ou un autre lieu, et n'oublie pas de remplir ton profil.
Amuse-toi bien !
 
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